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La Cour suprême chinoise met en avant les juges citoyens dans une affaire de violence domestique

Par la rédaction de HotNews3 min de lecture
La Cour suprême chinoise met en avant les juges citoyens dans une affaire de violence domestique

La Cour populaire suprême de Chine a attiré l’attention sur le rôle des juges citoyens dans une affaire de violence domestique qui a captivé l’opinion publique, déclarant que leur participation a permis d’ancrer les faits dans l’expérience quotidienne et a rendu la décision finale plus facile à accepter pour la société.

L’affaire, rapportée par l’agence d’État Xinhua le 23 octobre, concerne un homme nommé Mou, qui a été reconnu coupable d’avoir insulté verbalement sa petite amie à haute fréquence, sur de longues périodes et sans relâche, et de l’avoir poussée à avorter comme un moyen, selon la description du tribunal, d’échanger sa souffrance contre son propre équilibre psychologique.

Les juges citoyens, appelés en Chine « assesseurs populaires », sont des citoyens ordinaires qui siègent aux côtés de juges professionnels au sein d’une formation. Ils ne remplacent pas le juge mais participent à l’examen des preuves et aux délibérations sur un verdict, un système destiné à injecter le bon sens et les normes communautaires dans les tribunaux.

Selon le compte rendu du tribunal, les assesseurs dans l’affaire Mou se sont concentrés sur les faits concrets de la vie commune du couple : où ils vivaient, à quelle fréquence et pendant combien de temps ils restaient sous le même toit, et comment l’argent circulait entre eux. Ils ont conclu que les deux avaient en pratique construit une vie partagée relativement stable, une conclusion importante car elle aidait à établir que leur relation relevait des règles sur la violence domestique plutôt que d’une romance passagère.

Lors de la phase de délibération, les juges citoyens se sont concentrés sur la manière de qualifier la violence elle-même, a indiqué le tribunal. L’affaire a été largement débattue en ligne, de nombreux lecteurs se demandant où s’arrête la cruauté verbale et où commence la violence reconnue par la loi, et si la coercition reproductive doit être considérée comme faisant partie d’un schéma de contrôle.

La Cour populaire suprême a présenté cette divulgation comme faisant partie d’un effort plus large visant à ce que les assesseurs populaires examinent davantage d’affaires touchant aux intérêts de groupe, à l’intérêt public ou à des questions de préoccupation sociale générale. Elle a également cité leur implication dans une autre affaire civile impliquant un mineur, sans donner de détails.

Pour les lecteurs internationaux, cette histoire offre un aperçu de la manière dont le système juridique chinois tente de combiner jugement professionnel et participation publique. Le rôle des assesseurs est consultatif dans le ton mais concret dans l’effet : ils examinent le dossier factuel, posent des questions et votent lors des délibérations, et leur présence vise à signaler qu’un verdict reflète des normes ordinaires plutôt qu’un cercle professionnel fermé.

L’affaire Mou reflète également un débat plus large en Chine sur la violence domestique qui ne laisse pas de bleus visibles. L’humiliation verbale, le contrôle de l’argent et la pression sur la grossesse sont de plus en plus discutés comme des formes de préjudice, et les tribunaux sont invités à les définir avec plus de précision.

La suite sera suivie de près. Le tribunal n’a pas publié de jugement complet dans cette affaire, et le débat public devrait se poursuivre sur la manière dont ces violences sont prouvées et punies. Les conclusions des juges citoyens sur la cohabitation et les liens financiers pourraient servir de modèle pour de futures affaires où la frontière entre fréquentation et foyer partagé est contestée.

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