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Les studios chinois misent gros sur les marchés mondiaux du PC et des consoles

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Les studios chinois misent gros sur les marchés mondiaux du PC et des consoles

Les studios de jeux vidéo chinois regardent de plus en plus au-delà du mobile pour toucher les joueurs PC et console du monde entier, et le calendrier des sorties de cet automne montre à quel point cette dynamique est devenue sérieuse. Deux projets se distinguent pour des raisons très différentes : le RPG d’action de longue date Path of Exile 2, développé par le studio néo-zélandais Grinding Gear Games et soutenu par le géant chinois d’Internet Tencent, et No Such Place, un nouveau shooter coopératif de l’équipe Strike Team du développeur chinois Liangwu Games.

Path of Exile 2 est en accès anticipé depuis un certain temps, mais ses producteurs affirment désormais être prêts à passer à un lancement complet en version 1.0. Le premier Path of Exile, sorti en 2013, s’est bâti une communauté fidèle grâce à un système de création de personnage particulièrement profond, un arbre de compétences tentaculaire, du contenu saisonnier régulier et une économie d’échange pilotée par les joueurs. Tencent a repris l’édition en Chine en 2016, et la suite est devenue l’un des RPG d’action les plus attendus au monde, avec une audience internationale qui traite chaque correctif d’équilibrage comme un événement communautaire.

No Such Place emprunte une voie différente. C’est un shooter d’extraction en vue de dessus, un genre qui a explosé en popularité grâce à des jeux où les joueurs pénètrent dans des zones dangereuses, récupèrent du butin et tentent de s’échapper avant de tout perdre. Ici, les joueurs rejoignent une unité d’investigation surnaturelle et s’aventurent dans des dimensions fracturées, rassemblant provisions et indices avant de trouver une sortie dans un temps limité. Le jeu doit entrer en accès anticipé sur Steam le 14 octobre, et son équipe de développement chinoise vise directement un public international dès le premier jour.

Pendant ce temps, un studio plus petit poursuit un type de satisfaction très précis. Cybernetic Walrus a annoncé Rip It! Card Collector, un jeu de simulation consistant à ouvrir, collectionner et organiser des milliers de cartes à collectionner. Développé par l’équipe derrière Order 13 et Roadside Research, il fait du rituel d’ouverture d’un paquet la mécanique centrale, et il prendra en charge le chinois lors de sa sortie sur PC. La tendance est claire : les développeurs chinois ne se contentent plus de courir après l’énorme marché mobile national. Ils conçoivent pour Steam, pour les consoles et pour des joueurs qui n’ont jamais entendu parler des studios derrière les jeux.

Ce changement était visible à la gamescom 2026 en Allemagne, où les entreprises chinoises ont occupé des créneaux de choix lors de la présentation d’ouverture. MiHoYo, le studio derrière Genshin Impact, a profité de l’événement pour annoncer un nouveau projet, tandis que le titre en monde ouvert Infinite Infinity a reçu une fenêtre de sortie. Un an plus tôt, une telle présence aurait été dominée par les éditeurs occidentaux. Aujourd’hui, les studios chinois sont des têtes d’affiche régulières, et leurs budgets et valeurs de production rivalisent de plus en plus avec ceux de leurs concurrents mondiaux.

La scène nationale évolue aussi. Le jeu en ligne d’arts martiaux de longue date JX3, connu en Chine sous le nom de Jianwang 3, a récemment célébré son dix-septième anniversaire avec un festival de fans à Guangzhou qui a attiré des joueurs de tout le pays. Cosplay, produits dérivés et messages manuscrits remplissaient le site, rappelant que la culture du jeu vidéo en Chine a des racines profondes et des communautés loyales, et pas seulement des chiffres de téléchargement en forte croissance.

L’esport est une autre arène où la participation chinoise ne cesse de s’étendre. Le championnat du monde de Dota 2, connu sous le nom de The International, s’est tenu à Shanghai cette année, et Team Spirit a remporté son troisième titre, un record pour l’événement. Les entreprises technologiques chinoises expérimentent également l’intelligence artificielle dans l’esport, de l’analyse vocale aux outils d’entraînement, ce qui laisse entrevoir comment l’IA pourrait changer le jeu compétitif dans les années à venir.

Pour les joueurs du monde entier, le résultat pratique est simple : davantage de jeux d’équipes chinoises arrivent sur les boutiques familières, dans plus de genres et avec plus de finition que jamais. Qu’il s’agisse d’un RPG d’action exigeant, d’un shooter d’extraction tendu ou d’un simulateur détendant d’ouverture de cartes, les prochains mois offrent un échantillon exceptionnellement large de ce que les développeurs chinois savent faire.